Dans cette débâcle de l’économie, il est des sujets qui ne manquent pas de “piquants” si l’on ose faire ce jeu de mots à propos de la poupée “vaudou” à l’effigie du premier personnage de France.
Lorsque ce dernier en apprend la diffusion - en même temps d’ailleurs que l’ex-candidate au poste suprême - sa réaction a été d’en référer auprès des Tribunaux, tandis que la seconde a - une fois n’est pas coutume - fait appel à son sens de l’humour pour “laisser tomber, ça rebondi…”
Résultat, la décision de référé est que “cette représentation non autorisée de l’image de Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle”… Elle “s’inscrit dans les limites autorisées de la liberté d’expression et du droit à l’humour” .
Cela n’est apparemment pas du tout du goût de notre Président ni dans sa conception de l’humour. Aussi fait-il appel de cette décision.
Il n’y a pas de doute: une fois de plus, l’argent du contribuable est mis là où il convient. Le “sauvetage” des trous bancaires et autres organismes financiers qui n’ont eu cure, en leur temps, de gérer convenablement la manne des gains (péniblement engrangés) de ces mêmes contribuables se voit voiler par cette “aventure” qui - si elle n’avait eu lieu durant une situation aussi difficile que celle dans laquelle doivent se débattre les entreprises - aurait tout au plus fait deux lignes à la rubrique des chiens écrasés, voire une page dans une revue “people” en mal d’info plus croustillante à divulguer et aurait en tout cas, sans doute prêter, sinon à rire, du moins à sourire.
En attendant, le battage - disproportionné - fait autour de cette “affaire” permet au moins à l’éditeur de l’ouvrage qu’accompagne cette effigie de voir ses ventes s’envoler. Qui n’a pas envie d’épingler (un peu) les puissants? Il faudrait d’autres poupées à l’image des grands “gestionnaires” de nos finances, non? Mais eux, du moins dans leur majorité, se gardent bien de se déshabiller…